Les maîtres du Thrash espagnol font rugir la Mainstage 2

Samedi 20 juin 2026 - 16h05 - Mainstage 2

À 16h05, la Mainstage 2 change radicalement de visage. Après plusieurs prestations déjà explosives, ce sont les Espagnols de Crisix qui prennent possession de la scène avec une seule idée en tête : transformer le Hellfest en immense terrain de jeu pour les amateurs de thrash metal.

Originaire de Catalogne, le quintet s’est imposé depuis plusieurs années comme l’un des fers de lance du thrash metal européen moderne. Héritier de la grande école de la Bay Area, le groupe y ajoute une touche très personnelle, mêlant vitesse d’exécution, humour, sens du spectacle et une énergie communicative qui fait aujourd’hui sa réputation bien au-delà des frontières espagnoles.

Dès les premières secondes, le ton est donné. Les riffs fusent, la batterie martèle un rythme infernal et les premiers classiques du groupe déclenchent immédiatement les premiers headbangs devant une Mainstage déjà bien remplie. Crisix ne laisse aucun répit, enchaînant les morceaux avec une précision impressionnante tout en conservant cette spontanéité qui caractérise ses concerts.

Sur scène, les cinq musiciens affichent un plaisir évident d’être présents au Hellfest. Les échanges avec le public sont permanents. Entre deux titres, les appels aux circle pits, aux wall of death et aux chants fédérateurs se multiplient, recevant à chaque fois une réponse immédiate des festivaliers. Cette proximité avec le public reste l’une des plus grandes forces du groupe.

Musicalement, le set rappelle pourquoi Crisix est devenu une référence du thrash metal moderne. Les influences des géants américains comme Slayer, Exodus ou Megadeth se ressentent dans les compositions, mais le groupe y apporte une fraîcheur et une énergie très actuelle, alternant passages ultra rapides, breaks efficaces et refrains fédérateurs.

Le concert prend une dimension supplémentaire lorsqu’un medley à caractère revendicatif accueille sur scène Sylvain Demercastel, cofondateur de Savage Lands. À travers cette apparition, Crisix réaffirme son soutien à cette organisation environnementale créée par des musiciens du monde du metal afin de préserver les écosystèmes menacés. Ce moment fort rappelle que le metal sait aussi porter des messages engagés sans jamais perdre son intensité.

 

Dans la dernière partie du concert, le groupe surprend également les festivaliers en invitant un duo aux sonorités électro-rock pour une performance commune. Ce mélange inattendu entre rythmiques électroniques et violence thrash apporte une touche décalée qui fonctionne parfaitement. Une transition surprenante mais totalement assumée, démontrant une nouvelle fois l’ouverture musicale de Crisix et son goût pour les performances scéniques originales.

Puis vient le final.

Les musiciens demandent au public d’ouvrir un immense circle pit devant la Mainstage 2. En quelques instants, plusieurs centaines de festivaliers se mettent à courir en cercle dans une joyeuse déferlante de poussière, de sourires et de vestes à patches. Depuis la scène, le groupe encourage cette gigantesque ronde infernale qui symbolise à elle seule l’esprit du concert : une énergie débordante, une communion permanente avec le public et cette capacité qu’a Crisix à transformer chacun de ses passages en véritable fête du thrash metal.

Pendant près d’une heure, les Espagnols auront livré une prestation sans temps mort, alliant technicité, puissance et bonne humeur. Une démonstration éclatante qui confirme que Crisix fait aujourd’hui partie des groupes incontournables de la nouvelle génération du thrash européen.

Verdict

Rapide, fédérateur, engagé et spectaculaire, Crisix a offert l’un des shows thrash les plus enthousiasmants de cette édition 2026 du Hellfest. Entre riffs assassins, interaction permanente avec les festivaliers, soutien affiché à Savage Lands et final monumental en circle pit, les Catalans ont rappelé qu’ils savent transformer chaque concert en une immense célébration du metal.

Report: Bob

Photo: Vinzcharp