LIVE REPORT – Scorpions @ Hellfest 2025
📍 Mainstage 1 – Clisson
📅 Samedi 21 juin | 23h10 – 00h40
🔥 60 ans de carrière… et toujours une claque magistrale !
Clisson s’enveloppe d’une nuit moite, chargée de bière fraîche et d’anticipation. Une légende s’avance sur scène. Scorpions, titans du hard rock allemand, prennent possession de la Mainstage 1 sous une ovation digne d’un culte.
Le riff acéré de Coming Home fend la nuit, et Klaus Meine surgit, lunettes noires et voix toujours aussi habitée. Le compte à rebours nostalgique et survolté peut commencer : 1h30 de show tendu comme une corde de Gibson, entre muscle et mémoire.

Une setlist en or massif
Scorpions offrent une traversée généreuse de leur discographie, brassant époques et émotions, entre classiques inoxydables et pépites de fans.
Setlist complète :
- Coming Home
- Gas in the Tank
- Make It Real
- The Zoo
- Coast to Coast
- Medley : Top of the Bill / Steamrock Fever / Speedy’s Coming / Catch Your Train
- Bad Boys Running Wild
- Send Me an Angel
- Wind of Change
- Loving You Sunday Morning
- New Vision
- Tease Me Please Me
- Big City Nights
- Still Loving You
Rappels :
- Blackout
- Rock You Like a Hurricane
🎯 Moments clés :
- Still Loving You : un millier de voix à l’unisson, frissons garantis.
- Wind of Change : moment suspendu, émotion palpable dans le pit.
- Solo de batterie de Mikkey Dee : coup de canon rythmique, le public scande son nom.
- Final apocalyptique avec Rock You Like a Hurricane : transe collective.

🎸 Toujours affûtés, toujours vivants
À plus de 70 balais pour certains, ils tiennent la scène comme à la grande époque :
- Rudolf Schenker bondit comme en 1985, avec une fougue contagieuse.
- Matthias Jabs déroule des solos nets, inspirés, sans jamais verser dans le démonstratif.
- Klaus Meine, certes plus discret dans ses déplacements, conserve une justesse expressive qui touche droit au cœur.
- Mikkey Dee, ex-Motörhead, injecte une vigueur martiale, ancrant le set dans une énergie brute et irrésistible.
❤️ Communion totale
La foule ? En transe.
Des ados aux vétérans en gilet patché, tout Clisson chante, vibre, headbangue.
Les bras levés sur Send Me an Angel, les poings serrés sur Blackout, l’extase sur Big City Nights… Ce n’était pas juste un concert. C’était un rite, un hommage vivant à la puissance intemporelle du hard rock.
Verdict : ÉPIQUE
Scorpions n’a pas simplement déroulé un best of nostalgique.
Ils ont donné un concert vibrant, précis, poignant – une démonstration que le rock n’a pas d’âge, seulement des moments de grâce. Et ce samedi soir en fut un.

