Hellfest 2026 - Warzone - Dimanche 21 juin

Pour conclure cette édition 2026 du Hellfest sur la Warzone, il fallait une institution du punk britannique capable de transformer le site de Clisson en immense fête populaire. Fidèles à leur réputation, les Anglais de The Adicts ont relevé le défi avec brio.

Dès les premières notes de la bande-son d’introduction, le public est immédiatement transporté dans l’Angleterre de la fin des années 70 et du début des années 80. L’univers si particulier du groupe se déploie instantanément : un punk rock théâtral, déjanté et délicieusement burlesque, directement inspiré de l’esthétique du film Orange mécanique.

Au centre de cette folie organisée trône l’infatigable Monkey, chanteur emblématique du groupe. Charismatique, maquillé de blanc et vêtu de son costume caractéristique, le frontman mène une véritable danse infernale devant une Warzone conquise. Malgré les décennies de carrière, l’énergie du personnage demeure intacte et sa présence scénique continue de fasciner.

Le concert prend rapidement des allures de cabaret punk. Dans une ambiance rappelant un Joker maléfique sorti d’un jeu de cartes géant, Monkey lance des cartes à jouer vers les premiers rangs. Chaque geste semble laissé au hasard, comme une invitation à participer à cette grande mascarade punk où règnent l’autodérision, la joie et une douce folie.

Les riffs nerveux, les refrains fédérateurs et l’incroyable sens du spectacle du groupe transforment la Warzone en gigantesque terrain de jeu. Les festivaliers chantent, dansent et sautent dans une ambiance de communion rare, preuve que The Adicts possède toujours cette capacité unique à fédérer plusieurs générations de punks et de curieux.

Plus qu’un simple concert, The Adicts a offert au Hellfest un véritable spectacle vivant, une parenthèse de folie douce et de célébration collective. Cinquante ans après leurs débuts, les Britanniques démontrent qu’ils n’ont rien perdu de leur capacité à transformer un concert punk en une immense fête populaire où l’on vieillit peut-être… mais où l’on refuse obstinément de grandir.

Report et Photo: Vinzcharp